A Dangerous Method de David Cronenberg : Sensualité, Libido et Hystérie

a-dangerous-method-2
Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Share on Google+0

Qui, dès que le film s’achève, ne tentera pas d’émettre une petite psychanalyse à son voisin de salle obscure ? Qui n’aura pas, sur le trajet du retour, remis en question sa manière d’être, de ressentir, de vivre voire sa manière d’appréhender le sexe ? Mon Dieu, serions nous tous atteints de pathologies psychiatriques ? Vous l’aurez compris, le film parle d’un sujet complexe et qui suscite autant de questions qu’il y a de réponses et d’interprétations dans ce domaine !

A Dangerous Method, évoque donc le travail de Carl Joung; le traitement de la maladie par la parole, qui fait évidemment référence à ce que Freud instaure à cette époque. Le film relate les relations complexes qu’entretient le Docteur Joung et qui illustrent bien les principaux thèmes de l’analyse psychiatrique.

Notamment, avec sa patiente “cobaye” avec qui il va lier une relation d’une ambiguïté toute particulière, avec sa femme légitime mais aussi avec d’autres médecins dont les idées divergent des siennes. Tout cela va pousser Carl Joung à aller vers des terrains inconnus, repousser ses limites et sa conception des choses. Enfin le film montre aussi Freud, omnubilé par le sexe qui justifie pour lui tous les comportements déviants, mais sa peur de perdre l’autorité qui le lie à son élève…

Le film est lourd de sens, d’informations et de messages mais jongle, trop souvent entre la sur-précision et le brouillon. Il n’est finalement pas nécessaire de surjouer la folie pour la deviner ou de tomber dans l’exagération des propos et des faits. Il semblerait cependant primordial de briser un décor trop lisse et de travailler les effets spéciaux qui laissent fort à désirer… Quid des incrustations et du matte painting qui dénotent fortement avec ce casting intéressant ?

Le propos est dense, intéressant et on passe globalement un bon moment, mais le projet n’était il finalement pas trop ambitieux? “

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Share on Google+0
Thomas

Thomas

Co-Fondateur d'Atypique // 29 ans // Paris - London // "Never Hide"