Pourquoi les anglaises s’habillent comme des actrices X de seconde zone lorsqu’elles sortent?

fat_girls_english
Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Share on Google+0

Pour tous ceux qui ont eu la chance de passer ne serait ce qu’une nuit en Angleterre, la plupart du temps on retient trois choses: la bouffe est infecte, les gens sont bourrés à 22h dans les pubs et les tenues indécentes des Anglaises qui n’hésitent pas à s’exhiber quasiment nues dans la rue malgré une température avoisinant souvent le nul.

Pour ma part, j’ai passé une année complète en Angleterre et je crois que pendant tout ce temps, je ne me suis jamais fait à ces visions parfois difficiles à supporter de ces filles qu’on dirait sorties d’un film porno de seconde zone souvent bruyantes et bourrées dans la rue.
Car peu importe le physique, les Anglaises sont quasiment toutes habillées de cette manière les soirs de weekend à la tombée de la nuit, et sans vouloir généraliser la plupart d’entre elles sont loin d’avoir des physiques de Top modèles.

Face à cette décomplexion à exhiber leurs bourrelets, j’en étais même arrivé à établir une théorie pour essayer de justifier ce comportement qui à mes yeux paraissait surréaliste : finalement le Royaume Uni était une île et je me suis dit qu’en cas d’immersion, elles avaient calculé juste car elles seraient les seules à s’en sortir et flotter.
Bon ok, j’ai moi-même vite lâché cette théorie foireuse quand j’ai commencé moi aussi à éponger mes litres de bières en me tapant des assiettes de frites arrosées de sauce et de Cheddar en boîte de nuit. J’ai aussi réalisé rapidement qu’au bout de 6 mois, moi aussi je pourrai m’en sortir si l’île venait à sombrer…


Bref, le Daily mail a récemment publié une étude sur ce phénomène particulier pour comprendre pourquoi les Anglaises sont « obligées » de s’habiller comme des actrices porno pour sortir en boîte malgré les températures négatives.
L’enquête a été réalisée dans quatre villes d’Angleterre et les reporters sont partis à la rencontre de ces jeunes filles pour essayer de comprendre le phénomène.

Vous allez voir que les réponses des anglaises sont assez surprenantes :
Leur argument principal est qu’elle porte des Micro jupes et des hauts décolletés tout simplement pour attirer le regard de hommes. Ainsi (dé-)vêtues, elles cherchent à ce qu’on les observe, n’hésitant pas à mettre en avant toutes les parties de leur corps quitte à ranger leur fierté de côté.
D’autres témoignent que ces tenues leur permettent de se décomplexer et d’assumer leur corps. Ainsi exposées au regard des autres, elles n’ont quasiment plus rien à cacher et c’est un bon moyen de les rendre plus confiantes en elles.
On pourrait évidemment rétorquer avec nos regards prudes de Français que la beauté peut s’exprimer dans la finesse et que c’est en dévoilant le juste nécessaire que l’on est justement tenté de laisser libre court à son imagination et de provoquer le désir.

Le soucis en Angleterre, c’est que ce phénomène s’est propagé comme une traînée de poudre et dés lors que les premières filles sont sorties habillées comme des stripteaseuses chics de bas étage, les autres ont vite emboîté le pas, histoire de contrer cette concurrence déloyale qui ne leur permettait plus de capter le regard de leurs hommes.
Du coup, s’habiller en micro jupe est devenu une quasi obligation en Angleterre et quand on leur pose la question, la plupart répondent : « Pourquoi est ce que je mettrai un pantalon ou un jean alors que les autres sont habillées volontairement sexuellement provocantes ??? » Oui c’est vrai pourquoi finalement… On aurait répondu estime de soi, parce que tes parents ne t’ont pas élevé comme ça, parce que tu es souvent plus ridicule que désirable lorsque tu t’habilles en petit Jambon de compétition.

L’inconvénient c’est que ces conventions sociales créent aussi des dérives. Bien souvent les groupes de filles s’insultent ouvertement dans la rue, se traitant entre elles de « slag », un mot d’argot pour désigner une péripatéticienne. L’alcool aidant, il n’est pas non plus rare d’assister à des petits combats de rues où deux bandes s’affrontent perchées sur 17 cm de talon, les fesses à l’air, se tapant à coup de sac à main en poussant des petits cris aigus lorsqu’une de leur adversaire leur tire les cheveux.
Le deuxième phénomène qui m’avait marqué outre leurs tenues, c’est que bien souvent ces filles sont complètement alcoolisées à 22H et titubent déjà sur leurs talons avant même d’entrer en boîte. De même, les filles interrogées ont aussi plusieurs explications pour cela :
Tout d’abord l’alcool désinhibe et bien qu’elles confient que ces tenues leur permettent de reprendre confiance en elles, elles s’enfilent quand même une demi-bouteille de Vodka chacune avant de se regarder une dernière fois dans la glace avant d’aller affronter la jungle urbaine.
Le deuxième argument est que l’alcool réchauffe et qu’il aide évidemment à sortir les épaules dénudées et les fesses à l’air par zéro degrés… on a aussi envie de dire que l’alcool rend con passée une certaine dose et qu’un petit jambon aux yeux vitreux avec une haleine de phoque qui titube sur ses échasses… non mesdemoiselles ça n’a rien de sexy !

Elles vous répondront qu’elles s’en foutent, elles veulent plaire être belles s’amuser et que ces tenues ne sont que finalement des déguisements : « Personne ne sait vraiment à quoi tu ressembles quand tu t’habilles et te maquilles comme ça ». Une excuse facile pour excuser les débordements de ces soirées.

Mais que pensent les principaux intéressés dans tout ça ? Quand on demande aux jeunes anglais ce qu’ils pensent de ces tenues, les réponses sont plutôt claires :
Ils considèrent ces filles habillées en stripteaseuses de luxe, comme des « Eye candy for free ». « On peut se rincer l’œil et ça nous permet quand même de rapidement évaluer la marchandise si on veut aller plus loin. Plus la fille est provocante et plus elle nous attire. En plus, on se dit que si elles osent s’habiller comme ça, c’est que ce sont des filles désinhibées qui seront plus faciles ».
On ne peut pas dire que les deux sexes se rejoignent si vous me permettez l’expression. D’une part les filles s’habillent vulgairement pour attirer les regards des hommes alors qu’eux les considèrent du coup comme des putes gratuites du fait de leurs tenues indécentes et leur comportement déviant dû à l’alcool.
Même les parents ont aujourd’hui baissé les bras. Quand on leur pose la question, les filles répondent que leurs parents ne s’en soucient guère, ils sont résignés par ces nouvelles mœurs sociétaires qu’ils ne maîtrisent plus. Les mamans se préoccupent plus de trouver un châle pour couvrir les épaules de leurs filles pour qu’elles ne prennent pas froid que de l’indécente ceinture qu’elles ont en guise de jupe qui dévoile bien souvent une partie de leurs fesses en toute impunité. Certaines demandent même conseils à leur mère et attendent un « Que tu es belle ! » pour se dire que leur tenue est parfaite.

Visiblement l’influence du porno chic en Angleterre a pris beaucoup plus de place dans la société que ce que nous connaissons en France. Et dans un sens, on ne peut que se réjouir que nos Françaises préfèrent le chic et la discrétion d’une tenue soignée, plutôt que de ressembler à des poupées gonflables vulgaires qu’on regarde par curiosité mais dont on n’a pas envie tant on trouve ça crade et triste.

Etre sexy réside souvent en ce que l’on ne voit pas, le charme provoque le désir. Le problème pour ces petites anglaises, c’est qu’elles désirent finalement juste être désirées. Le chemin qu’elles ont aujourd’hui choisi, par conviction, par effet d’entrainement ou par obligation pour rentrer dans le moule est loin d’être une réussite.
A l’heure où notre génération prône la parité homme-femme, on peut y voir un retour en arrière qui, espérons le pour elle, ne les desservira pas dans les décennies à venir.

Une dernière chose avant de conclure, à nos chères françaises, vous incarnez un style, un charme propre à notre culture, reconnu dans le monde entier. Je me rappelle encore ce sentiment de petit garçon émerveillé lorsque j’étais revenu à Paris où je tombais amoureux à chaque coin de rues.
J’ai encore beaucoup d’amour à revendre alors continuez à être belles et soignées que de battre nos cœurs ne cessent de s’arrêter.

 

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Share on Google+0