Partir à la découverte de Séoul… C’est quelque chose !

Séoul
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Dans la série « j’ai une copine baroudeuse que je déteste », je demande MOI, chanceuse que je suis. Avide de découvertes, chocs culturels, rencontres et nouveautés, j’ai dernièrement eu la chance de découvrir Séoul, la capitale Sud Coréenne, lors d’un voyage d’étude.


La Corée, une gastronomie diversifiée :

Du chou, du chou, du bouillon, des légumes, des algues, des beignets en forme de caca et du chou !

Pour nous mettre directement dans l’ambiance, l’expérience Séoulienne commence culinairement parlant dès l’avion. Pour faire passer 8h de décalage horaire, 10h30 de vol et les pieds qui gonflent, quoi de mieux que d’avoir du Kimchi (김치) plein le nez pour commencer le voyage grâce aux plateaux repas de l’avion !? Réponse : un bon steak frites !
Si, croyez-moi, débuter l’immersion dès le décollage avec LE PLAT de base de la cuisine coréenne, ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’il se compose de chou chinois pimenté et de légumes lacto-fermentés. Ce n’est pas une simple histoire de plateaux repas douteux à bord d’un avion, non, c’est une histoire de cuisine locale à laquelle je dois avouer que moi, française, bourguignonne et bonne vivante de surcroît, j’ai eu énormément de mal à me faire, tout comme mes camarades de voyage.

Mais le Kimchi c’est comme une institution sur place, un passage obligé, un baptême pimenté des papilles qui vous réclameront de l’eau fraîche que vous ne trouverez pas forcément. En effet, l’eau du robinet n’étant pas toujours synonyme d’eau potable, nos repas étaient alors agrémentés non pas d’une carafe d’eau fraiche au sens où nous l’entendons vous et moi, mais d’une sorte de thé froid sans aucun goût, voir même de l’eau chaude tout autant insipide.

Kimchi mis à part, nous avons également découvert de près ou de loin :

– Le Shabu-Shabu (fines tranches de boeuf ou de porc et légumes plongés dans un bouillon chaud)
– Le Bibimbap (mélange de riz, de viande de boeuf hachée épicée, de légumes sautés, d’algues séchées, surmonté d’un jaune d’oeuf et de graines de sésames le tout relevé de pâte de piment Coréenne et servi dans un bol en pierre qui brûle autant les doigts que le fond du plat)
– Le BBQ Coréen (Un barbek’ mais version coréenne, c’est à dire accompagné de Banchans et de riz)
– Le Donkaseu : plat à base de porc mystérieusement pané servi avec du riz et recouvert d’une sauce “curry noir” fortement épicée.

BBQ Coréen

BBQ Coréen

Shabu-Shabu

Shabu-Shab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et aussi des Banchans (petites portions de légumes qui accompagnent les plats coréens, à savoir) :

- du tofu (?!)*
– du chou avec de l’ail (?!)*
– des germes de soja (?!)* 
- du chou avec de la sauce sucrée (?!)*
– des anchois séchés qui piquent en mode “surpriiiiiiiise !” (?!)*
- du chou vinaigré (?!)*
– des oignons verts dans une sauce indescriptible (?!)*
– du déchiqueté de radis fermenté (?!)* 
– 
des boulettes de purée de pommes de terre un peu sucrées
– du riz 
– 
du ragoût -qui pique et qui donne beaucoup trop chaud à la bouche et aux oreilles et à l’estomac-(?!)*
– 
des algues séchées (?!)*
– de la soupe à la pâte de soja (?!)*

Et enfin, pour la petite touche douceur et pour toujours plus de poésie :
des “Poop cake”, beignets de pâte de gaufre fourrés aux haricots rouge le tout en forme de caca (?!)*
de la glace dans des tubes de riz soufflés de formes phalliques douteuses (?!)*
– des bonbons au goût de terre, euh pardon, au goût de Ginseng (?!)*

(?!)* = pourquoi faiiiiiiiire ????!!!!

Gastronomiquement parlant, je dois admettre que je n’ai pas été comblée, bien que je reconnaisse la richesse de cette gastronomie. On aime ou on aime pas. En ce qui me concerne, à défaut d’avoir eu l’explosion des saveurs en bouche, j’ai eu droit à la bouche incendiée, les larmes aux yeux et la fumée qui sortait des oreilles et ce, MÊME au KFC !
Le KFC coréen, parlons-en ! Alors que mon estomac contrarié et moi même recherchions une mini pause “anti truc pimenté”, le KFC a osé me tromper : le plus simple des sandwichs a une sauce pimentée et ils ont osé me dire que non en amont !
J’ai donc dû m’y résoudre, là où nous, français, aimons “saler” et “poivrer” nos plats pendant la préparation, en Corée, il est d’usage de les “pimenter” et donc normal pour moi d’en pleurer.
Par conséquent, là-bas, dans un premier temps, j’ai dû dire adieu à mon estomac et à ma dignité…


Séoul, une ville pleine de diversités, entre modernité et ancestralité.

Ici il n’est pas question du Pays du Soleil Levant mais du Pays du Matin Calme et Frais (très frais !) et je trouve ça personnellement très poétique comparé à ma patrie, si chère à mon coeur, qualifiée de « Pays du fromage (qui pue) ». Mais soyons honnêtes, il n’y a rien de vraiment calme mis à part le silence des Temples et Palais. La ville est une véritable fourmilière de gens, de panneaux lumineux, de buildings, de voitures et d’odeurs. Et au milieu de tout ça, des Palais et des Temples, véritables joyaux ancestraux garnis de couleurs vives, vieux de plusieurs siècles, offrants des contrastes de couleurs fascinants, dignes de mes plus beaux filtres Instagram.

Temple Jogyesa

Temple Jogyesa

Temple Jogyesa

Temple Jogyesa


 

 

 

 

 

 

 

 

Palais Gyeongbokgung

Palais Gyeongbokgung

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Palais Gyeongbokgung, Relève de la Garde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au détour d’une rue, d’un quartier, vous allez tomber de manière hasardeuse sur un marché immense, vieux de plusieurs centaines d’années, “caché” au milieu des buildings. Ces marchés sont non seulement énormes, mais fascinants. Ils regorgent de milles et une curiosités et vous en mettent plein la vue.

C’est là où l’on se rend compte de toute la complexité de cette ville où tout va à 1000 à l’heure, où les gens ne dorment jamais, où l’odeur du chou fermenté est partout et où la culture ancestrale se mêle à la modernité. 

Mon explosion sensorielle a eu lieu au Marché de Gwangjang. Fondé dans les années 1900, il est LE marché de la ville réputé pour sa gastronomie. Une accumulation de petits stands, au centre des diverses allées, proposent de la street food, collés aux divers restaurants et autres magasins d’épices, de poissons séchés et j’en passe. Certes, ça sent le graillon, mais cela vaut la peine d’être vu, c’est digne d’une énorme foire gastronomique coréenne. Et pour les plus téméraires, les petites ruelles adjacentes vous réserveront quelques surprises plus ou moins inattendues (Sauf si vous voulez tester le local, évitez la ruelle aux néons roses rouges et aux grandes baies vitrées douteuses… Mais après tout, vous faîtes comme vous voulez !)

Marché de Gwangjang

Marché de Gwangjang

Marché de Gwangjang

Marché de Gwangjang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre découverte, autre explosion dans mon corps, mon coeur, mes mains et surtout dans mon porte monnaie : le marché de Dongdaemun, vieux de 600 ans, où si l’on en croit les dires de certains, il est nécessaire d’y faire une pause et d’y acheter du Ginseng 6 ans d’âge sous toutes ses formes (et pas un autre, sache-le, “celui-ci est le meilleur”). Ce marché est grand, très grand et très chargé. C’est impressionnant. On y trouve de tout, mais surtout de quoi faire flamber la carte bleue dans les cosmétiques Kawaii trop mignons et de très bonne qualité chez TonyMoly, Etude House, Nature Republic, etc. (Ok il y avait plein de promos… Alors j’ai craqué, un petit peu…)

cosmetoKawai

Craquage Cosméto Kawaii

Par conséquent, là-bas, dans un second temps, j’ai dû dire adieu à mon compte en banque…


Séoul, LA ville ultra connectée.

Amis mobinautes invétérés, bienvenus à Séoul, la ville où le Wifi est PARTOUT et GRATUIT ! Vous avez un téléphone avec au minimum la 3G, vous pouvez donc vous connecter et vous fondre dans la masse parmi les Séoulites qui ont bien trop souvent le nez dans leur smartphone, considérant ce dernier comme un “prolongement d’eux-mêmes”. Dans la rue, dans le métro, connectez-vous partout ! Un vrai bonheur quand on est étranger (et perdu) ! Avec leurs smartphones Samsung dernier cri, changés tous les 6 mois, les Séoulites sont de véritables mobinautes ultra-connectés. Evidemment, c’est quand même HYPER important de pouvoir poster son selfie Kawaii sur son réseau social préféré peu importe l’endroit et le moment grâce au réseau wifi iptime !

Du coup, prise dans cette mouvance, j’ai cédé à la mode de l’hyper connectivité et à coup de géolocalisation facebookienne, j’ai fait rager mes contacts avec un “- En voyage à Séoul - Trop contente :)” #jemelapetedepuislacoréeetattendezdevoirmonselfiekimchi, le tout dans le but de tenter de répondre à la question de mon prof de socio : “Internet et les selfies quels sont les dangers pour notre société ?” (double clin d’oeil, bisou, c’est cadeau !).

Par conséquent, là-bas, dans un troisième temps, j’ai perdu ma dignité…
(A la réflexion, c’est plutôt en buvant du Soju -Alcool de riz qui déphase en un rien de temps – que j’en suis arrivée à cette étape-là. Mais ceci est une autre histoire.)


La K-POP, une fierté nationale

Aaaaah La K-POP ! Gangnam Style, “toussa toussa“, impossible d’y échapper. Oppa ! Oppa Gangnam Style, une fierté nationale, vous n’avez pas idée !
Et si jamais vous l’aviez oublié, sachez que sur place vous aller aussi en manger : sur des chaussettes, sur des t-shirts, sur des tabliers, PSY est partout et au final surtout dans nos têtes malgré nous !
Pour les inconditionnels de la danse du cheval qui ont regardé le clip sans honte plus d’une dizaine de fois, sachez que le fameux bus digne des plus beaux soap bollywoodiens utilisé dans la vidéo n’est pas une lubie supplémentaire ajoutée à un clip qui peut faire mal aux épileptiques. Non, il est effectivement d’usage d’avoir ce genre de décorations dans les cars 
de tourisme.

Et attendez que les néons roses s’allument et là, c’est l’explosion visuelle dans vos corps et dans vos têtes.

PSYvsTRUE

Clip Gangnam Style vs. Notre bus de Voyage

Mais si PSY reste dans les c(h)oeurs, nous avons découvert LE titre K-POP du moment chez les jeuns’, lors de notre tout premier soir d’immersion.

Valises posées à l’hotel, direction HongDae (ou Hongik, du nom de l’université du coin), gros quartier à la mode, très Kawaii où vous avez même la possibilité de boire votre café dans un café Hello Kitty (non, ceci n’est pas une blague…).

Café Hello Kitty - Séoul

Café Hello Kitty – Séoul

Hellokitty

Café Hello Kitty – Séoul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le quartier est bondé, noir de monde, les boutiques sont ouvertes 24h/24, les jeunes Séoulites rivalisent de styles aussi extravagants qu’étonnement assez class’. Hongik, c’est un peu the place to be pour les jeunes qui s’adonnent à des minis spectacles de rue au milieu de la foule, en chorégraphiant la musique du moment : Up & Down.

Et on ne rigole pas chez les Séoulites, pas question de se donner en spectacle sans gérer la c(h)orée ! Ah non, tout est bien ficelé, les pas bien réglés dans le but de faire mieux que le groupe de copains d’à côté. C’est un peu le jeu du “qui attirera le plus de regards et amassera le plus de spectateurs, en enchainant les poses lascives plus ou moins suggérées”.  Et comme je suis une nana super sympa, je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir ce fabuleux titre, qui risque d’être assez entêtant, je vous préviens.

Up & Down by EXID

 

“Bonjour”, “Merci” et “Kimchiiiii” :
Le résultat de notre apprentissage linguistique Séoulien

Il faut savoir qu’il est réellement compliqué de se faire comprendre à Séoul si vous ne parlez pas le coréen. Rares sont les personnes qui parlent anglais, excepté la jeune génération.
Expliquez à un chauffeur de taxi que vous voulez allez “là” en montrant sur la carte et que le monsieur vous demande de prononcer le mot car il ne lit pas autre chose que l’alphabet coréen, c’est compliqué. Comme dirait Etienne, “C’EST QUELQUE CHOSE !” (Big up à Haksoo alias Etienne, notre guide sur place).
Nous avons donc eu droit à quelques beaux moments d’anthologie, de solitude et de fous rires.

Cependant, lorsque l’on voyage dans un pays étranger, même si on ne parle pas la langue, il est normal d’apprendre les basiques tels que “Bonjour” et “Merci”. Mais là encore, il nous a fallu user de légers stratagèmes qui se sont tout de même avérés efficaces.

De là est alors né notre petit guide de survie linguistique conceptualisé pour nous auto-faciliter la prononciation :

Bonjour : An-nyeong ha-se-yo!
Phonétiquement proche de : “agneau A saignaaaant” (A prononcer avec le nez pincé)
=> Pensez ici à un agneau saignant

Merci : Gam-sa-hab-ni-da
Phonétiquement proche de : gam’saamida
=> Pensez ici à …. à rien, ceci ne veut strictement rien dire.

Fromage/Cheese (pour sourire sur les photos) :
Phonétiquement proche de : Kimchiiiiiii
(Ici, spéciale dédicace au chou fermenté)

Dans tous les cas, même en étant pas sûr de la prononciation, parlez vite et le nez pincé, ça en fera sourire certains (hein… Toi, là-bas, le beau militaire avec ton accent américain du bronx …! #remember…).

Finalement, partir en immersion à Séoul, c’est comme se lancer dans une partie géante de KAMOULOX, la cravate et les looks douteux de Kad et Olivier en moins (quoique…!).

 

Gamsaamidaaaaaa Seoul !

eat-kimchi

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Phlaury

Phlaury

"Je ne suis pas folle vous savez !"