Haut les coeurs, c’est Polisse !

polisse
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Forcément, la curiosité est toujours à son comble lorsque sort le film qui a reçu le Prix du Jury du précédent Festival de Cannes. Pour Polisse c’est différent. Il ne s’agit pas seulement de cette curiosité mondaine et légitime.
Polisse raconte le quotidien de la Brigade de la Protection Des Mineurs, celle des enfants, des parents et d’adultes responsables. Melissa, photographe, intervient au sein de cette dernière pour réaliser des clichés pour le Ministère de l’Intérieur et aura du mal à s’y intégrer. Entre interpellations, interrogatoires, arrestations, déclarations mais aussi de confidences, de fous rires, d’engueulades et d’amour elle parviendra à s’y faire une petite place.
Maïwenn n’expose pas, ne dénonce pas. Elle réactualise. Réactualiser pour faire un peu de lumière sur cette profession parfois méconnue, abattre certains clichés, interpeller.
L’enjeu et la difficulté d’écrire et de réaliser ce sujet sur la maltraitance étaient de taille pour ne pas tomber dans le docu-fiction sur le fonctionnement de cette brigade spéciale, ou dans une histoire ou les Bons et les Méchants entrent en guerre pour faire triompher la vérité-vraie.
Non, ici il s’agit d’une réalité qui fait mal, qui semble parfois romancée mais qui est bel et bien présente, violente et parfois insoutenable. De plus, les clichés sont mis à mal pour laisser place à de vrais humains.
Dans Polisse, il ne s’agit surtout pas de super-héros, mais d’humains passionnés, professionnels et investis qui eux même tentent de régler leurs propres “affaires de moeurs”.

Polisse jongle subtilement entre l’humour et la gravité des faits, entre la réalité froide des procédures et les sentiments, entre l’incapacité désarmante et l’action bouleversante. Celle de ce quotidien là, mais aussi, et plus généralement, celle de la Vie.
Maïwenn et les acteurs (spéciale ovation pour Joey Starr) s’attaquent à tous les aspects avec une telle pudeur que ça en devient désarmant pour nous; le public.
Ce public qui ne restera donc pas, après ces instants de vie, et j’en suis sûre, uniquement spectateur !
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Thomas

Thomas

Co-Fondateur d'Atypique // 29 ans // Paris - London // "Never Hide"