J’ai testé pour vous Le Manoir de Paris…

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Halloween approche à grands pas. Bien que cette fete païenne ne trouve que peu d’échos en France comparé à chez nos amis Anglosaxons, il est tout de meme possible de la fêter dignement au pays de la grenouille.

La Peste Z au Manoir de Paris

Ayant de nombreuses fois entendu parlé du Manoir de Paris qui relate de façon originale les plus grandes légendes parisiennes, je me retrouve samedi matin dans la file d’attente munie de mon ticket, accompagnée de 3 amis, tous plus ou moins prêt à découvrir cette pseudo maison hantée parisienne passée en mode Halloween. Pour l’occasion, nous avons donc droit à un thème particulier : l’invasion de la Peste Z(ombies) à Paris.

Avant de poursuivre sur mon expérience, je préfère vous exposer le contexte qui est le mien. Soyons honnête, j’ai beau faire ma grande fille courageuse et téméraire, je dois admettre que je suis une grande froussarde qui évite scrupuleusement les films d’horreurs et les émissions télévisées relatant les faits paranormaux et les légendes urbaines d’ici et d’ailleurs. Je me contente amplement d’un Tyrannosaurus rex qui va bouffer un mec planqué dans les toilettes (ce qui m’aura valut tout de même pendant des années la frousse d’exposer mon arrière train à la cuvette des WC, bref). Paradoxal pour moi qui aime les sensations fortes. Mais je les aime plutôt en mode Disney, avec des citrouilles amicales et une gentille maison hantée.

Donc, nous voici dans la file d’attente à l’extérieur du Manoir de Paris. Mes amis se marrent et moi, d’habitude boute-en-train du quotidien, nettement moins. Petit à petit je deviens blême… Tous les films possibles et imaginables se font dans ma tête et je dis à qui veut l’entendre que le premier qui me touche se prendra un revers de la main droite dont seule moi ai le secret (ce qui fait encore une fois de plus rire tout le monde, bien que je n’ai pas du tout envie de blaguer).
Nous allons entrer dans le Manoir, back to 1853, La Peste Z se répand partout à Paris transformant les cadavres infectés en zombies…

Acte 1 : Attente avec les Zombies

Première file d’attente passée, nous entrons enfin dans le Manoir de Paris, et nous commençons avec la petite photo souvenir, signe d’un marketing bien rodé, où nous devons après décompte, simuler la peur et les cris dans ce qui semblerait être la retranscription d’une salle de torture. Des têtes de je ne sais quoi pendouillent, on nous donne un plateau garni d’une superbe tête ensanglantée et à côté de nous gît un corps exposant ses entrailles. Jusque là tout va bien, ça me fait même rire (un peu) pour la première fois.

Puis une seconde file d’attente commence, la dernière, celle qui me propulsera définitivement dans la zone des infectés. Tranquillou pilou et très naïve, je m’y engage avec mes amis quand un premier zombie immonde couvert de pustules, arrive de je ne sais où. Je pousse alors mon premier cri qui sera loin d’être le dernier. Puis un épouvantail macabre sur échasses fait son apparition, suivit d’une mariée zombie à la cervelle exposée au yeux de tous, s’approchant au plus près de nous, pour mon plus grand plaisir. Pustules, sang, grognements, un spectacle très ragoûtant. C’est la fête du slip, je suis déjà dans l’ambiance, c’est super ! Autour de nous des gens rigolent, mais pas que. Une ado est prise d’une crise de panique. Ne supportant pas plus le jeu des acteurs, son expérience au Manoir va alors s’arrêter là, préférant sortir de la file d’attente. Ambiance…

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Je sers les dents, je-vais-bien-tout-va-bien, mes amis tentent de me rassurer et … “Ah bonjour monsieur, vous ferez attention vous avez des pustules sur votre crane… ah non bah partout en fait… Oui me grogne pas trop dans les oreilles monsieur s’il te plaiiit…(Non-ne-t’approche-pas-punaise-tu-vas-t’en-prendre-une-laisse-moi-tranquille-monsieuuuuuur )». Et il part.
Derrière nous, une famille. Ils ont hâte (pas moi). Je les entends parler de leur dernière expérience au Manoir quelques mois auparavant. Ils ont adoré et reviennent en force pour tester le concept Halloween (les fous !). La seule chose qui me rassure dans leur discours, c’est que les acteurs n’ont pas le droit de nous toucher. Cependant ils s’approchent de près, de très près. Tellement près que l’une d’entre elle nous dit avoir reçu des postillons (G-E-N-I-A-L mais j’ai déjà prit ma douche moi.). Madame la mariée ensanglantée et Monsieur pustules vont et viennent dans la file d’attente, histoire de faire monter la pression à quelques mètres de l’entrée qui nous plongera dans une obscurité inquiétante.

Notre tour arrive. Nous nous retrouvons affutés de masques blancs censés nous « protéger des infectés » (pas la meilleure idée du Manoir, le masque est désagréable à porter et empêche tout champs de vision correct, appuyant sur les paupières. Dommage…). Nous sommes 4. Serrés les uns contres les autres, je commence à broyer la main de mon amie. Nous nous apprêtons à passer cette fameuse porte quand une famille rentrée 10 min auparavant ressort illico presto de l’attraction, préférant mettre fin à l’expérience prématurément.
Décidément… Je sens que je vais passer un bon moment…

Acte 2 : Découvertes des entrailles du Manoir de Paris

La porte s’ouvre, l’attraction commence, le début de mon clavaire aussi. Il fait sombre, je sens une présence à ma droite, une respiration dans mon oreille, du plus profond de moi une petite voix me supplie de sortir. Mais non, je resterai vaillante ! Je suis à l’arrière préférant laisser l’homme du groupe avoir systématiquement l’effet de surprise à chaque porte qui s’ouvrira, à chaque angle du parcours, à chaque scènette traversée. Mauvaise idée.
Je subis l’effet boomerang de la surprise, avec des infectés qui arrivent par derrière une fois que tu te dis “c’est bon je suis tranquille, ils s’occupent de mes camarades en tête de gondole“. Je reste donc sur le qui-vive, mon instinct de survie aux aguets, je guette le moindre mouvement autour de moi. Mais rien n’y fait, il fait très sombre, le parcours est bien ficelé, le décor permet de nombreuses cachettes que je ne peux anticiper. Je sers les dents, contrairement à mes amis, ça ne me fais pas rire du tout. J’avance parfois les yeux fermés toujours en serrant très fort la main de mon amie. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je crie, sursaute, mon coeur bat à 100000, j’ai hâte que tout se termine.

Je n’ai pas peur des acteurs et de leurs visages défigurés. Les costumes sont très bien faits, la mise en scène aussi. Mais c’est l’effet de surprise constant qui me tend. Le contexte est tel que de partout tu te fais surprendre. Tu n’es jamais tranquille. Mes amis semblent passer un bon moment, alternant entre cris et fous rires. Moi je suis hors du temps, je reste concentrée pour ne pas claquer le prochain infecté par réflexe. Je ne suis pas au top de moi-même, je crois même à un moment donné que je suis complètement à côté de mes pompes, ne maitrisant pas mes tremblements. Mon amie me demande si je vais bien, compte tenu de mon état, je comprends sa question. Je lui dis oui tout en sachant pertinemment que non, mais je tente de rester calme.
Mais quand vient le moment où je me retrouve à quatre pattes en train de traverser un tunnel avec zéro visibilité, je suis au plus mal. Pour couronner le tout, à l’arrivée de ce tunnel, je me retrouve coincée contre un mur, entourée par deux zombies infectés, s’approchant à quelques centimètres de mon visage. Je n’y vois trop rien, je les distingue difficilement mais je ne dis rien, je ne bouge pas et je préfère penser à une plage de sable fin, sous le soleil, avec une mer bleue azur et un soda bien frais. Après quelques secondes qui me sont parues très longues, ils partent. Mes amis me récupèrent et nous avançons, les ambiances s’enchainent et les acteurs vous surprennent continuellement.

Le parcours varie, tout est très bien mené. Plus vous avancez plus les infectés sont défigurés et complètement fous. Après moult salles et scènes traversées, vous vous retrouvez dehors sans trop y être préparés. Non pas que je sois déçue de mettre fin à ce calvaire qui a duré bien trop longtemps à mon goût, mais nous nous attendions tout de même à une fin mieux scénarisée.

Pari réussi pour le Manoir de Paris

Au final, pari réussi pour le Manoir : je n’ai pas passé un moment particulièrement plaisant. Je reconnais que Le Manoir de Paris a fait les choses en grand : décors, costumes, scénario, tout est très bien fait et très bien préparé. Les acteurs se prêtent à merveille au jeu des zombies simulant à la perfection la folie et la démence due au virus de la peste Z.
A la sortie, nous avons mît du temps à retrouver nos esprits. Et la désagréable sensation d’être passée dans un rouleau compresseur m’a suivit toute la journée.

Alors oui, je le confesse publiquement, je suis une vraie froussarde. Mon côté dark s’arrête à Dark Vador et les têtes de mort je les préfère largement en version Calavera colorées sur les t-shirts de la marque Dark Sympathy (une marque Rock et Mode dont je vais d’ailleurs bientôt vous parler !).

Sachez cependant que nous sommes loin du sort réservé aux « courageux » qui s’aventurent dans la pire maison de l’horreur qui soit, au McKamey Manor aux États Unis, ce manoir qui vous fait signer une décharge à l’entrée et vous inflige 7h de dur labeur, cris, désespoirs, vomis et tortures…
Lieu dans lequel je suis sûre de ne jamais mettre les pieds de mon plein gré !

Voyez par vous-même :

Ils sont fous ces ricains…

 

Le Manoir de Paris
18 rue de Paradis
75010 Paris
=> Réservation en ligne ! 

 

 

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Phlaury

Phlaury

"Je ne suis pas folle vous savez !"