Lou White & The Gang : White soul

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Mais qui est donc cette jeune artiste Franco-Américaine qui répond au pseudonyme de Lou White, et qui commence à créer un petit buzz sur le net depuis quelques jours ?

Il faut dire, qu’au départ, la démarche n’était pas franchement commune, voire carrément incongrue… Résidante de Las Vegas, elle choisit pourtant la France, et plus particulièrement la Presqu’ïle de Crozon, un coin presque hors du temps et hors du monde, pour venir enregistrer son premier album. Il est vrai que ça pourrait paraître un brin ubuesque, quand on sait le nombre d’artistes français qui rêveraient de pouvoir aller enregistrer leur album aux Etats-Unis, chose qu’elle aurait aisément pu faire. Caprice ? Que nenni !

Elle s’en défend parfaitement, avec d’ailleurs les meilleurs arguments pour le justifier :

“Quand nous avons démarré la production de l’album, nous tenions vraiment, mes producteurs et moi, comme tous les musiciens du projet, à faire l’album dans les règles de l’art. On parlait quand même d’un album de Soul Music ! Nous avons donc souhaité en retrouver l’essence, les racines, et surtout le son, cette chaleur propre aux albums qui ont été produits après la guerre et jusque dans les années 70 et plus spécifiquement, dans la belle maison “Motown” : tout a donc été enregistré “live”, le band, les cuivres, les cordes, tout… Nous sommes en train de mixer l’album sur une vieille console analogique des années 70 (MCI), et sur bandes, vraiment “à l’ancienne”.

C’était donc un choix naturel de s’enfermer tous ensemble pendant deux mois pour les recordings. Un choix d’autant plus assumé qu’on était au calme là-bas. Pendant ces deux mois, nous avons vécu en communauté, cela avait quelques réminiscences des années 60/70, et je crois que c’est ce qui nous a vraiment permis d’atteindre le résultat qu’on souhaitait. Nous avons beaucoup réfléchi, échangé, débattu, sur l’écriture, les arrangements, avec pour tout le monde à chaque fois en tête, l’idée de servir l’album. Depuis cette expérience, quand on se retrouve pour travailler, on a aussi le sentiment, que la “famille” est réunie, cela a créé des liens vraiment fraternels entre nous tous, ça a quelque chose d’émouvant”.

Vous l’aurez compris en lisant ces dernières lignes, l’album n’est même pas encore terminé (il est en mixage jusque courant juin), que déjà, le monde commence à s’intéresser à la jeune femme. Quelques extraits postés discrètement sur ses blogs, et voilà que déjà quelques articles fleurissent à droite et à gauche sur le web. Certains commencent même déjà à la comparer à Joss Stone, référence qui n’est évidemment pas pour déplaire à la jeune femme.

“Nous avons été très agréablement surpris par les quelques articles qui sont parus depuis quelques semaines. A vrai dire, on ne s’y attendait pas vraiment, et cela oblige un peu mes producteurs à mettre les bouchées doubles aujourd’hui pour terminer un peu plus tôt que prévu, et profiter de ces quelques belles choses. J’avais posté les mises à plat des titres sur mes blogs, plutôt pour faire plaisir à mes proches et à nos contacts qui voulaient écouter… On ne va évidemment pas se plaindre.”

En parcourant un peu ses blogs, on s’aperçoit rapidement qu’en plus d’avoir du bon goût pour la blaxploitation, la jeune femme a du style, un style qui lui est propre, en plus d’être particulièrement élégante. Jeune et jolie ? C’est sûr, mais pas seulement, et il faudrait presque oublier ce dernier point et faire l’effort de la découvrir en fermant les yeux… C’est d’ailleurs ce que dit l’un de ses producteurs, qui est aussi son éditeur (Vianney Pouyat) :

“Avant Lou White, seule La Callas m’avait fait pleurer, maintenant il y a aussi Lou White ; je ne risque pas d’oublier cette séance de studio… mes larmes n’en finissaient plus de tremper le sol… Je suis convaincu qu’un jour on dira d’elle qu’elle est à la Soul Music moderne ce que La Callas était à l’opéra”.

Lou White n’aime pas quand il dit ça et fait la moue, elle trouve ça prétentieux. Mais lui répond :
“Je n’y peux rien, j’ai pleuré, et puis aussi, chez Lou, j’ai trouvé quelque chose que je cherchais depuis longtemps : une voix puissante et claire. J’ai de plus en plus de mal avec ces chanteuses de Soul qui ont toutes ce même timbre de voix un peu cassé, un peu comme si ça devenait une norme, ce que je déteste…”

Dans l’attente que ses producteurs terminent son album, elle travaille donc à sa première date de concert, qui aura lieu le 26 mai prochain au Palace (Paris) : “Cette première date, je l’attends depuis longtemps, c’est sur scène que je me sens en vie…”.

L’album, lui, est annoncé pour la rentrée en distribution digitale, et pour la fin 2011 ou le début 2012, pour une sortie en bacs. Dans l’attente, nous avons tenté d’en décrypter toutes les subtilités à travers les mises à plat des titres. Nous y avons trouvé une grande diversité (soul, groove, funk, des teintes jazzy), vraiment en phase avec ses influences :

“Mes influences se dirigent exclusivement vers la Soul, la Motown, bien que ceci ne m’est venu que vers l’âge de 14 ans. Plus jeune j’écoutais de la pop, un peu de rock, voir de la variété française. Je me sens plus proche de la Soul aujourd’hui et cela se confirme avec le temps, on retrouve clairement ces influences Soul dans l’album. C’est un album qui groove, qui fait danser, pleurer, un album old school et c’est surtout mon univers, ma vie, il est authentique, j’en suis fière.”

A écouter d’urgence :
http://www.myspace.com/louwhitemusic
Ou

http://www.reverbnation.com/louwhite

A découvrir en live :

http://www.theatrelepalace.fr/programme/spectacles-et-concerts/lou-white-au-palace.html

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Thomas

Thomas

Co-Fondateur d'Atypique // 29 ans // Paris - London // "Never Hide"