Marlon Brando : le fantasme du bad boy

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J’aime beaucoup cette phrase de Gore Vidal : «En 1947, quand Marlon Brando est apparu sur scène transpirant dans un t shirt déchiré, il y eu un tremblement de terre.»

Je ne sais pas ce qui m’attire le plus chez lui, sûrement le fait qu’on puisse lire dans son regard « je te ferai beaucoup de mal » et que malgré tout on ait envie de se donner corps et âme pour lui.

Marlon Brando, c’est le bad-boy comme on l’a toujours fantasmé, musclé, sexy en marcel ou en t-shirt troué, rustre, mais doté d’un sex-appeal monstrueux. Je ne connais pas une personne qui ai su rester insensible à son charme. Et lorsqu’on lit les témoignages de ses nombreuses conquêtes, on comprend bien que le physique chez lui prônait sur l’intellect. Pourtant ils les aura toutes eu, à commencer par sa prof de théâtre Stella Adler en 1943 à New York.

On dit de lui qu’il a des manières de chimpanzé et que sa méthode de drague était aussi subtile que la mécanisme d’une guillotine. On comprend donc que le romantisme n’était pas sa tasse de thé, et tant mieux puisque quand on le voit on pense plutôt à du sexe bestial qu’à lui passer la bague au doigt.

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C’est « Un tramway nommé Désir » qui en 1951 a donné au monde le fantasme du siècle pour des générations à venir. Il y jouait le personnage de Stanley Kowalski, et il est encore aujourd’hui difficile de l’en dissocier. Ce personnage représente typiquement l’homme dangereux et nocif pour lequel n’importe qui serait prêt à tuer.

Hollywood est un monde compliqué et dangereux et comme dans une grande partie de poker, il y a une part de chance mais aussi beaucoup de stratégie pour ne pas se laisser piéger et miser au bon moment. Nul ne doute que Brando connaissait les règles du poker puisqu’il a souvent misé sur des rôles subversifs en sachant que son physique était un atout absolu.

De la testostérone, il en avait, et du culot aussi. De son rôle de soldat Nazi dans «The Young Lions» à la sexualité crue du «Dernier Tango à Paris», il a toujours été choisi pour des rôles compliqués avec lesquels il risquait sa carrière. Il a su éviter les rôles clichés du gendre parfait et du gentil pour ne pas s’enfermer dans une image de joli garçon. Et c’est grâce à ça qu’il a pu devenir l’icône qu’il est aujourd’hui.

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Une chose est sûre, je ne peux pas évoquer mon attirance inconditionnelle pour Brando sans faire l’apologie de son rôle dans « L’équipée sauvage ». Ce monument du cinéma à bouleversé de nombreux codes et à permis de décrire le mal-être des jeunes évoluant dans une société qui ne leur correspond pas et qui leur demande de rester sagement dans les rangs. Grâce à ce film, Brando est devenir l’icône de la rébellion, et son uniforme de motard a été source d’insomnie pour de nombreux gays pendant plusieurs générations. Le réalisateur de cinéma expérimental Kenneth Anger a d’ailleurs très bien retranscrit cette attirance dans son film « Scorpio Rising ».

On lui a porté de nombreuses histoires, déclaré comme libertin couchant avec des centaines de femme et des dizaines d’hommes malgré ses relations avec les plus belles femmes Hollywood (Vivien Leigh, Marilyn Monroe, Ursula Andress… la liste est longue et glorieuse). Et il fréquenta le milieu gay à Paris en compagnie de Christian Marquand, Jean Cocteau, et Hervé Mille. Une raison de plus pour fantasmer…

Pour ce qui est de ses prestations, je m’arrêterais à « Sur les quais » dans lequel son visage est déjà bien amoché. Sa carrière des années 70 lui offre un nouveau visage plus prestigieux mais moins glamour. Sans parler de la fin de sa vie, terrer dans son immense demeure à Mullholland Drive à regarder la télé en kimono. Un bien triste gâchis pour un homme qui restera une légende.

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